Un blog sur une expérience de volontariat en éducation au Cameroun, des commentaires et recueil de témoignages de Camerounais et de volontaires internationaux basés au Cameroun
Association des mères d'élèves, à Pouss
Des mères d'élèves se réunissent pour soutenir leurs filles à l'école de Bagassaré, mars 2009
mardi 8 mai 2012
formation en activités génératrices de revenus pour les mères d'élèves
En novembre 2011, nous avions convié les représentantes des Associations des mères d'élèves de tout l'arrondissement de Maga à un atelier sur la planification d' activités génératrices de revenus. Une partie de leurs profits va dans le soutien à la scolarisation des filles òu à l'école en général, pour acheter des livres, payer des actes de naissance, réparer une pièce pour le forage, etc. Et notamment à Simatou, les mères ont obtenu un prêt de 1,5 million de FCFA -l'équivalent de 3 000$CAN- pour construire un grenier et ainsi, elles peuvent stocker leurs récoltes et vendre à un meilleur prix quand la rareté s'installe.
Distribution des foyers améliorés afin de réduire la coupe de bois.
Cours d’anglais en CM 2 : un mariage sans consentement
Valentin est un professeur spécialiste en anglais qui enseigne au primaire à Maga. Je l’avais invité dans un de mes focus group lors du projet Photo Voice en novembre dernier. Le thème de la discussion portait sur les obstacles que les filles rencontrent à l’école et qui freinent leur scolarisation.
Cela l’a amené à faire un exercice lors du dernier trimestre : il a demandé à toute la classe de CM 2 ce qu’ils pensent du mariage. La majorité des élèves a oralement donné des arguments contre ! Il a ensuite divisé la classe en trois et chaque équipe a écrit un récit sur une histoire de mariage forcé. Puis il a fabriqué un récit avec des phrases tirées de ce que les groupes ont remis et il a traduit ce récit.
À la rentrée du 9 avril , le cours d’anglais a porté sur l’analyse du texte.
Au-delà de l’exercice d’anglais, c’est donc toute une classe de CM 2 qui continuera à réfléchir et à exprimer des points de vue sur une telle situation –et dont la majorité des filles font trop souvent les frais !- mais que personne ne veut vraiment mettre au défi. En parler en classe va sûrement donner un peu d’oxygène à ces jeunes qu’on réduit au silence dans les familles.
MARRIAGE WITHOUT CONSENT
My name is Jamdada. I am 12 years old, the 7th child out of ten. My father is a rice farmer in a village known as Ziam II.
One day, I left the house for ÉP Ziam III. After a very long walk, some very strong men surrounded me, lifted me up and told me that they will take me to my husband’s house! I screamed so loud but nobody came to help me. Instead, those passing by were laughing at me! They tied my hands and feet and took me to a village called Blamatoko, where I was about to live with a man of about 65 years old.
I was then locked up in a room where I spent 2 days. The 3rd day, the man claiming to be my husband told me he must have sex with me. He used all his strength; that was the longest night I ever had…
The following day I managed to escape through the window, but was caught again. With my hands and legs tied up, we took a bike and on our way had an accident. I had a broken leg and spent 3 months in a traditional doctor’s house in Maka. Finally my mother came and took me to the General Hospital in Maroua where I spent 5 months.
Would you believe, my father became very angry that I brought shame to his family. And the man who wanted to get married with me did not want it anymore.
I am now in the house, doing nothing and left school. When I think of it, I just want to kill myself…
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