Association des mères d'élèves, à Pouss

Association des mères d'élèves, à Pouss
Des mères d'élèves se réunissent pour soutenir leurs filles à l'école de Bagassaré, mars 2009

lundi 12 septembre 2011


LA FLAMBÉE DES PRIX : LES PRIX DES TENUES SCOLAIRES SONT HOMOLOGUÉS ET CEUX DES LIVRES RESTERONT STABLES
Le ministre du Commerce a dû venir à la rescousse des parents  qui magasinent les fournitures scolaires : il a fixé les prix de vente maxima pour les livres et manuels scolaires ainsi que les prix des tenues, et ce même si le prix du coton atteint des niveaux jamais vus.  Au primaire, il faut savoir qu’une tenue coûte en moyenne 5 000 FCFA et au secondaire, elle peut aller jusqu’à 8 500 FCFA.  Ajoutez à cela les livres, les cahiers et les crayons et vous comprenez vite pourquoi en brousse, les enfants n’ont aucun livre.

Le Collectif des librairies citoyennes du Cameroun organise pour sa part des caravanes de vente promotionnelles dans les petites villes peu desservies par des librairies dédiées à la vente de manuels.  Dans l’Extrême-Nord, chaque jour  est dédié à une localité prédéterminée et cela jusqu’à la fin septembre. 

Les jours de marché des villages prennent le relais mais la disponibilité des manuels est  fortement réduite. Il faut alors trouver  quelqu’un qui va en ville …

Dans mon sac de provisions, j’y mets parfois un livre de math ou de français quand un directeur d’école  a assez d’argent, après avoir payé la craie…


Au supermarché DOÔV du quartier Bastos, Yaoundé. 2 CAN$ = 1000 FCFA. Faites le calcul et vous verrez que les manuels ne sont pas donnés !

Hotmail - odetteisabel@hotmail.com - Windows Live

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LA RENTRÉE AU CAMEROUN SOUS LE SIGNE DE LA LUTTE AU PALUDISME
Dans la chambre d’hôtel, deux cadeaux de bienvenue : un panier de fruits et une moustiquaire, gracieuseté de VSO !!

Des moustiquaires, il y en aura tout près de 9 millions*, près d’un pour deux Camerounais. Et de la bonne qualité : ils seront imprégnés d’insecticide à longue durée d’action –c’est le bouclier MILDA-. Le paludisme est la première cause de morbidité et de mortalité au Cameroun. Les enfants ratent encore trop de jours de classe à cause de cette maladie, qui amène des maux de tête, de la fièvre et de fortes douleurs musculaires. Son traitement accapare près de 40% des dépenses de santé des familles, et de telles dépenses expliquent pourquoi on préfère parfois ne pas envoyer son enfant à l’école, afin de garder de l’argent à la maison pour traiter les malades.

Dans les régions très éloignées comme l’Extrême-Nord, ce sera tout un défi de s’assurer que les moustiquaires se rendent dans les familles car la population est dispersée sur un vaste territoire, et la saison des pluies n’étant pas terminée, les pistes ne sont pas toujours praticables. Dès que je serai à Maga, je m’apprêterai à soutenir la campagne de distribution de ces moustiquaires avec la volontaire nationale et j’assisterai à des causeries éducatives si l’occasion se présente. Ce sera un bon moyen pour moi de prendre contact avec les parents et de m’intégrer dans mon village.

Il faudra aussi être vigilants au marché, et s’assurer que ces moustiquaires n’y soient pas revendues. Une des stratégies mises de l’avant sera de les distribuer sans l’emballage, pour toute suite les installer dès qu’ils arriveront à la maison.
*Toutes les données sont tirées de Cameroon Tribune, 19 août 2011

Tout ceci ne serait pas possible sans le soutien de vedettes telles les footballeurs Samuel Eto’o et Song, la Fondation Exxon et l’opérateur de téléphonie mobile MTN.

Et pendant les trois prochains mois, à 21h00, MTN enverra à ses abonnés un texto très simple : « Dormez sous la moustiquaire ». Le téléphone mobile devient le complément idéal de toute cette lutte.